Parmi les premiers, les Vins de la Région de Bergerac
ont accédé au statut de vins d'appellation d'origine
contrôlée en 1936, montrant ainsi l'antériorité
des traditions viticoles en Dordogne.
Ces vins peuvent être regroupés géographiquement
dans quatre grandes régions : Bergerac, Monbazillac,
Montravel, Pécharmant.
LE BERGERAC ROUGE doit présenter un degré minimum
de 10°. Le rendement maximum défini par décret
est de 55 hl/ha.
Sa production globale est d'environ 170000 hl. C'est un vin
fin, généreux, bouqueté, facile à
boire. Souvent vinifié après un égrappage
total ou partiel, il est à son apogée généralement
vers 4 ans et vit bien jusque vers 8-10 ans.
LE BERGERAC ROSE a une très faible production : 3000
hl (400 000 bouteilles).
LE BERGERAC SEC prend de l' importance. Nerveux et bouqueté,
c'est un vin dont le degré minimum est de 10°,
le sucre résiduel ne devant pas excéder 2g/l.
Progressivement, le développement du SAUVIGNON s'opère
dans le vignoble. Ceci, allié aux progrès technologiques,
concourent à l'élaboration de vins légers
et fruités.
Les vins blancs secs de BERGERAC se consomment de préférence
dans les 18 mois suivant la récolte, pour en apprécier
toute la fraîcheur.
Le Monbazillac
Situé sur un coteau nord, au Sud de Bergerac, le vignoble
de MONBAZILLAC dominé par le château occupe 2500
hectares répartis sur 5 communes (Monbazillac, Pomport,
Saint Laurent des Vignes, Colombier, Rouffignac de Sigoulès).
Les terrains argilo-calcaires et l'exposition particulière
du vignoble créent un micro-climat très favorable
à la surmaturation des raisins et à leur attaque
par la pourriture noble (botrytis cinerea) : présence
conjuguée des brouillards matinaux et des chauds rayons
du soleil dans la journée.
Garanties
Nos vins sont des produits de l'AGRICULTURE BIOLOGIQUE depuis
1968, c'est à dire issus de la culture sans engrais
chimiques sans pesticides organiques de synthèse, sans
désherbant chimique et sont conservés sans traitement
chimique autre que le SO2 et ceci aux doses les plus faibles.
Nous sommes titulaires de la mention NATURE ET PROGRES depuis
1981.
Nos vins élevés et mis en bouteille à
la propriété, de par ces méthodes de
vieillissement, ont une faible teneur en soufre, ce qui les
rend plus facilement digestes.
Citation du docteur DELBET :
" Aucune activité, pas même la médecine,
n'a autant d'importance pour la santé humaine que l'agriculture".
Château Le Barradis
est une propriété familiale située au
cœur de Monbazillac, au sommet des coteaux.
La superficie du vignoble est de 38 hectares répartis
sur un sol argilo-calcaire cultivé en agrobiologie
depuis 1968.
La propriété n'a ainsi jamais connu de désherbage
chimique. Les fertilisants naturels utilisés sont compatibles
avec une transformation microbienne par le sol.
Cette méthode d'agriculture biologique (Nature et Progrès)
fait l'objet d'un engagement qualitatif, tant pour la culture
de la vigne, que pour le travail de vinification. L'organisme
de contrôle est chargé de la vérification.
La durée de conservation en foudres de chênes
et cuves avant la mise en bouteille est de 1 an minimum pour
les Monbazillac et les Bergerac rouges.
Les Bergerac rosés et secs sont mis en bouteille dans
l'année.
Historique de la propriété
du Barradis
Le nom " BARRADIS" signifie en occitan lieu protégé,
abrité, fermé soit par la forêt, soit
par une haie vive ou autre système de clôture.
En effet, le Barradis a été jusqu'à la
fin des années 50 entouré au Nord par des bois,
et ailleurs par des haies vives. Les bois existent toujours
mais des haies il ne reste que quelques morceaux.
Dès la préhistoire, le lieu était apprécié
des hommes car nous y avons trouvé des pierres taillées
et polies.
Les ruines d'un pressoir en pierre (en deux parties) situées
au Nord Est témoignent de la culture de la vigne à
Monbazillac au 14-15ème siècle.
A 200 mètres de ce pressoir, la fontaine dite des Anglais
témoigne, elle, de l'occupation anglaise, au pied de
la petite falaise que surplombait une belle maison malheureusement
en grande partie détruite lors d'un bombardement en
1944.
De cette Maison des Rigaudins (15ème siècle)
subsiste une aile. C'est dans cette maison que naquit le 10
juillet 1843 Joseph Eustache CROCE-SPINELLI, illustre aéronaute
(récit de la vie par Jean DALBA sur le Journal du Périgord
du 22 novembre 1969).
La Maison du Maître dite le "Château"
a une partie centrale qui date du 17ème siècle.
Les ailes ont été ensuite bâties au 18ème
siècle.
Les balcons, box windows et autres boiseries extérieures,
de style néo-colonial témoignent des nombreux
voyages et du goût d'exotisme des familles qui occupèrent
cette maison à la fin du 19ème siècle.
Parmi ces familles, nous pouvons citer les BEYCELANCE au 18ème
siècle, et au 19ème siècle les DE LABATTUT
et Consorts LABEYRIE, DE LA FAYE, etc... dont les plus célèbres
Ferdinand de LABATTUT fut Maire de Monbazillac et Sénateur
de la Dordogne pendant 40 ans.
L'écrivain Jules ROMAIN (Louis FARIGOULE) séjourna
dans cette maison en 1907 et 1908.
La propriété
La Maison de la Cloche servait au 18ème et 19ème
siècle et pendant la première moitié
du 20ème siècle d'écurie pour les chevaux.
Deux pièces étaient affectées au logement
du palefrenier, une autre servait de réfectoire pour
les vendangeurs.
La tour ronde a été construite au 19ème
siècle pour soutenir le Château d'eau (en cuivre).
Ce Château d'eau était alimenté par un
"bélier" qui remontait l'eau de 3 sources
que recueillait un bassin 50 mètres plus bas.
Ainsi cette eau de source était distribuée dans
tous les bâtiments de la propriété, avantage
considérable longtemps avant l'adduction d'eau publique.
Nos parents ont acheté cette propriété
en 1963-1964 aux 17 héritiers de LABATTUT et Consorts.
Petit à petit, ils ont replanté le vignoble.
Ils ont ensuite transmis la propriété à
leurs 4 enfants rassemblés en GFA (Groupe Foncier Agricole).
L'Agriculture Biologique
Cette méthode utilise exclusivement des fertilisants
organiques et minéraux. Le retour au sol de la flore
spontanée abondante est obtenu par l'apport de l'humus
et le travail du sol ; tout un équipement spécialisé
est utilisé à longueur de saison.
Cette culture biologique bannit toute sorte d'emploi de désherbant
et d'engrais chimiques. Les seuls produits de traitement utilisés
sont :
- les huiles blanches pour l'assainissement des bois en fin
d'hiver.
- le cuivre et le soufre pour le mildiou oïdium et excoriose
- la roténone associée au souffre contre les
cicadelles
- le bacille Thuringiensis pour les vers de la grappe
La vinification sans additif de synthèse utilise le
contrôle des températures de fermentation ; la
clarification s'effectue sans ferrocyanure et seulement par
collage et par filtrage.
Cette méthode agrobiologique qui est utilisée
au Château Le Barradis depuis 1968 se rapproche des
vins originaux d'autrefois ; l'absence de résidus et
la légère teneur en SO2 en font un vin de qualité
(cf les études oenologiques).
Pourquoi la culture biologique ?
L'agriculture biologique est, quoi qu'en disent certains,
"L'Agriculture de Demain". Elle est pratiquée
par un nombre croissant de viticulteurs et d'agriculteurs.
Elle considère le sol comme un milieu vivant dont il
faut avant tout développer l'activité biologique
par une fertilisation à base de PRODUITS NATURELS,
excluant de la sorte tout produit chimique.
La culture agrobiologique donne aux plantes des conditions
de vie normales en utilisant des espèces adaptées
au milieu. Les plantes cultivées sont ainsi vigoureuses
et sont capables de résister seules à la plupart
des parasites.
Cette méthode traite les animaux à leur juste
valeur, c'est à dire comme des êtres vivants.
Elle collabore avec le sol, les plantes et les animaux pour
entretenir la fertilité du sol et obtenir une production
abondante et durable d'aliments sains.
L'agriculture biologique respecte et considère les
plantes et les animaux comme des êtres vivants, harmonieusement
développés et en bonne santé, grâce
à une nourriture et à un mode de vie conformes
aux lois physiologiques de la nature.
Pour conclure, nous rappelons que cette méthode procure
des produits d'une saveur excellente et qui sont pour ainsi
dire, protecteurs de la santé de l'homme. Nous répéterons
la citation du Docteur DELBET en 1934 : " Aucune activité,
pas même la médecine, n'a autant d'importance
pour la santé humaine que l'agriculture".